Clarence Hatton-Proulx est professeur adjoint en géographie à l’Université de Montréal. Ses recherches portent sur l’histoire et la géographie des transitions énergétiques, de la gestion des déchets, de la contamination des sols et de la désindustrialisation. Son premier livre, La ville énergivore : Une histoire des transitions énergétiques à Montréal au 20e siècle, a paru à McGill-Queen’s University Press en 2026. Ses travaux ont été publiés dans des revues comme Flux, Journal of Urban History, Enterprise and Society, Journal of Urban Affairs et Environment and Planning C: Politics and Space. Il détient une maîtrise en Science and Technology Studies (York University) et un doctorat en études urbaines et en histoire (INRS & Sorbonne Université.
Énoncé du Projet :
L’industrie lourde dans des contextes urbains en mutation : conflits autour des incinérateurs de déchets à Montréal et à Paris
Ce projet s’intéresse à l’évolution de la relation entre l’industrie et les autres fonctions urbaines dans des contextes urbains denses. Alors que les villes industrielles étaient marquées par une intense cohabitation et une proximité entre les usines, les travailleurs et les habitations, les milieux urbains en voie de désindustrialisation entraînent des tensions entre les différents usages de la ville et des changements de tissus sociaux autour des sites industriels. Pour étudier cette dynamique, ce projet compare les modes de traitement des déchets municipaux de Montréal et de Paris. Montréal a brûlé ses déchets dans des incinérateurs jusqu’aux années 1990, lorsque les mouvements sociaux et les contraintes économiques ont conduit à leur fermeture. Malgré les pressions politiques et financières, Paris et sa proche banlieue utilisent toujours trois grands incinérateurs pour traiter leurs déchets. En examinant les raisons pour lesquelles les trajectoires de traitement des déchets de ces deux villes ont divergé, ce projet insiste sur le rôle des changements sociaux et urbains dans les processus de désindustrialisation et sur l’importance de l’énergie, de la politique et de l’architecture dans la compréhension des trajectoires de traitement des déchets.





