Sarah Macdonell est doctorante en communication à l’Université McGill. Ses recherches portent sur les frontières et les infrastructures extractives désindustrialisées ou abandonnées au Cap-Breton. Elle s’intéresse à l’attachement affectif que les anciennes villes minières entretiennent avec leur passé industriel.

Coal Folk : infrastructures provisoires et vie après l’extraction

Ce projet explore la poétique et l’esthétique de l’après-extraction charbonnière au Cap-Breton. Il s’interroge sur la fréquence à laquelle les représentations folkloriques influencent les économies post-charbonnières du Cap-Breton, qui continuent de faire de la région une « zone sacrifiée » ressuscitée et forment en partie les sujets des anciennes économies extractives. Ce projet explore quatre sites où les économies charbonnières du milieu du siècle ont été remplacées : un complexe de golf de renommée internationale à Inverness qui a enterré puis recouvert d’un gazon une ancienne mine, un centre d’appels à Sydney qui attire des travailleurs issus d’anciennes communautés charbonnières, un projet d’usine d’eau lourde qui a échoué à Glace Bay, et une économie touristique dans les Mabou Highlands et Deep Sea Colliery où les visiteurs font des randonnées et visitent d’anciens sites miniers. Comme ces sites, la ruine et les décombres du charbon ne sont pas « absolus » ou « complets ». Au contraire, ils exercent une influence résiduelle en médiatisant les affects, les désirs et les fantasmes entourant les opportunités économiques futures. Coal Folk examine comment le charbon abandonné et ses imaginaires divergents en matière de ressources racontent les formes et les registres technopolitiques sous lesquels, premièrement, les infrastructures charbonnières épuisées sont abandonnées, transformées et mémorisées et, deuxièmement, comment les industries successives se rapportent à cette histoire, la reproduisent ou la renient.

Traduit avec DeepL.com (version gratuite)