Native de l’État de Washington, où elle a grandi, AmandaWhitt a vécu partout aux États-Unis, y compris récemment dans le quartier de Brooklyn à NewYork. Les travaux de cette ancienne barmaid de troisième génération et étudiante collégiale de première génération portent sur les conséquences du travail rémunéré par pourboires, des relations quil engendre ainsi que des formes quil peut prendre, aux frontières des économies officielle et clandestine. Après une carrière atypique, variée et très intéressante dans le secteur des cafés et des bars, Amanda a décidé de reprendre ses études. Elle est depuis peu titulaire dun baccalauréat en histoire du Hunter College, à NewYork, où elle a en particulier étudié l’histoire des Amériques aux XIXe et XXe siècles. Son département lui a décerné la bourse commémorative PaulaKaplowitzEnns, destinée aux étudiants au premier cycle affichant un parcours exceptionnel. 

Énoncé de projet :  

Depuis le début du XXe siècle aux États-Unis, les postes rémunérés par pourboires dans le secteur de la restauration ont été très majoritairement occupés par des femmes, en particulier dans les petites villes où s’appliquaient rarement les ordonnances interdisant lembauche de barmaids, en vigueur dans les villes de taille plus importante. Ces postes étaient souvent occupés par des femmes de la classe ouvrière dont les maris, les pères et les frères travaillaient dans le secteur industriel. La contribution de ces femmes aux revenus de la famille dépendait du maintien de leurs relations avec les membres de la collectivité. Ce projet vise à comprendre comment les femmes rémunérées par pourboires dans le secteur de la restauration ont vécu l’évolution de la clientèle lorsque les travailleurs de lindustrie déclinante ont cédé la place à des résidents occupant dautres types demplois, en particulier dans les zones touchées par un fort embourgeoisement. Comment ces femmes font-elles face aux changements des attentes à leur endroit sur le plan professionnel et esthétique dans le secteur de la restauration?Comment ces femmes rémunérées par pourboires vivent-elles le fait de ne plus seulement devoir apporter un revenu dappoint à leur famille, mais davoir à les faire vivre?